Un brin d'histoire Notre-Dame du Chêne
Les anciens disparaissent, les mémoires s’effacent et c’est dommage.
L’emplacement de Notre-Dame du Chêne figure déjà dans les plans géométriques du baillage d’Attalens, relevés par Sevin vers 1725. Il s’agit plus précisément d’un dessin d’un arbre avec une statue de la Vierge Marie dans le feuillage avec l’inscription « Notre Dame du Chaine ».
Cela confirme que l’emplacement de la chapelle et son nom ont déjà de l’importance pour les habitants du lieu sinon il n’aurait pas fait l’objet d’un relevé dans ce plan.
Cette statue est déjà signalée lors de la visite pastorale de Mgr Claude-Antoine Duding en juin 1735. On y lit que Dame Béatrice Gottrau, née Python, épouse du bailli Thomas Gottrau (1729-1737) avait fixé un legs de 30 écus pour faire l’image (tableau ou statue) de Notre-Dame du Chêne dans son testament du 10 juin 1723.
À cet ex-voto, succède un très modeste oratoire en bois, qui est remplacé à son tour en 1829. En 1882, l’abbé Alexandre Robadey, curé d’Attalens, entreprend la reconstruction et l’agrandissement de l’oratoire du Chêne afin de pouvoir y célébrer la messe. Dans les comptes de la chapelle en 1882, on retrouve des ventes de lots de bois provenant du petit oratoire pour un montant de CHF 51.95 alors qu’un char de sable était payé CHF 1.- à l’époque. Cela signifie que cet oratoire, érigé 50 ans plus tôt, devait déjà être d’une certaine importance.
En 1882, l’abbé Alexandre Robadey, curé d’Attalens entreprit la reconstruction et l’agrandissement de l’oratoire afin de pouvoir y dire la messe. C’est l’abbé Ambroise Villard, originaire de Châtel, curé de Farvagny à cette époque, qui en est l’architecte. Un élégant clocher, en pierre, reçoit une cloche qui porte l’inscription « L’an du Seigneur 1882, j’ai été établie gardienne de cette cité. Notre-Dame du Bon Conseil. Parrain : Joseph Savoy, curé. Marraine : Antoinette Savoy-Perroud ». Le 29 septembre 1882, Mgr Christophore Cosandey, Evêque de Lausanne et Genève, autorise le curé d’Attalens à bénir solennellement le nouveau sanctuaire. C’est Mgr Alex. Savoy du Bugnon, directeur au Séminaire diocésain qui demande de placer cette chapelle sous le patronage de Notre-Dame du Bon Conseil.
Elle est agrandie et restaurée en 1889 déjà. En 1934, la façade est modifiée, le porche refait, un clocheton en métal vient remplacer l’ancien en pierre taillée qui se trouvait à l’autre extrémité du toit. Des vitraux illustrant des invocations de la Sainte Vierge, de M. Henri Broillet, et des panneaux en céramique consacrés à des scènes de la vie de Marie, de Yoki, viennent compléter l’ensemble. En 1959, c’est M. Charly Cottet, enfant de la paroisse, qui crée et réalise le chemin de croix. D’importants travaux de rénovation en 1993 lui donne son visage d’aujourd’hui.